My story begins here

My story begins here
Une adolescente comme les autres s'ouvre à vous.

Comme elle ouvre les yeux en ce vendredi matin.Elle a mal dormi, comme les autres nuits. De plus elle parle d'elle à la 3ème personne... Je m'étire, toujours dans mon lit. 6h15. J'ai pas envie de bouger. Pas envie de me lever. Encore moins envie d'y aller. Mais je n'ai pas le choix. Je me lève et je pousse simplement les draps de mon lit par flemme. J'ouvre la fenêtre et m'y accoude. L'air frais s'achève de me réveiller de sa douce fraîcheur, ce qui me fait le plus grand bien. Je lève les yeux vers le ciel. Le ciel est gris aujourd'hui, il s'accorde à merveille avec mon état d'esprit du jour. Je soupire, puis me retire a regrets de la fenêtre. Je descends dans le salon, où j'y retrouve ma mère. Elle lève juste les yeux vers moi, et comme d'habitude ne dit rien. Cela m'arrange d'ailleurs. Je n'ai pas la pire relation avec ma mère, mais pas la meilleure non plus. Je bois un verre de jus de fruit, arrache à la volée un pancake et remonte dans ma chambre. Je n'irai pas au lycée aujourd'hui. Pas l'envie. En même temps ce ne serait que de moi je n'irai jamais,mais je n'ai pas vraiment le choix comme tous ceux qui ont mon âge. En même temps le lycée me tire de mon ennui mortel quotidien. Ma mère va partir au travail. Elle lâche un léger " A toute à l'heure" et la porte d'entrée se referme sur elle. Arrivée dans ma chambre, je pose ma robe de chambre sur le lit, et me dirige vers la salle de bain dans laquelle je me retire de mon pijama encore chaud. Je me glisse sous la douche. L'eau tiède me fait du bien. Je pense. Je pense toujours sous la douche, pendant ce moment de calme, où je laisse mon esprit s'évader. Je profite au maximum de ce moment de solitude. Je prends ma serviette et la noue autour de mon buste. Je me pose devant le miroir. J'ai les cheveux mouillés, le teint pâle, et la mine fatiguée. Je m'habille d'un jean simple et d'un Tshirt basique. Pour une fois je ne fais pas attention à tout bien accorder. Je frictionne mes cheveux pour les sécher, les larmes me montant aux yeux. C'est souvent comme ça, je joue la fille forte que rien n'atteint mais une fois seule avec mes pensées je me laisse aller. Je suis seule à l'abri de tout regard, ici je peux me lâcher sans avoir peur des réactions ou même avoir honte. Je n'ai pas honte de pleurer, non. J'ai juste horreur de montrer mes faiblesses aux autres. C'est trop facile de blesser une fois qu'on les connait...
Je sèche mes cheveux en même temps que mes larmes. Je sors de la salle de bain et me dirige vers mon ordinateur. Je vais instinctivement dans ma musique. La chanson s'étend dans toute ma chambre alors ne sachant jouer aucun instrument, je me mets a chanter. Je laisse d'autres émotions que les miennes me traverser et s'emparer des miennes sans aucune gène. Je m'évade dans ce monde irréel aux vibrations et au rythme eux, bien réels. La musique est un refuge. Celle qui me comprend toujours. C'est une très bonne amie pour moi aussi stupide que cela puisse paraître, comme si c'était un être vivant. Elle m'aide. Je sors alors une feuille de papier et d'un geste habituel, ma main fait glisser la plume de mon stylo sur la feuille. Les courbes d'un poème et d'un récit réel se dessinent sous mes doigts. Mes deux passions sont a présent réunies et mélées. Musique et littérature. Je ne suis ni une artiste ni une poète, mais j'adore me laisser aller à ces plaisirs. Ecrire et chanter. Voilà deux mots qui me résument. Je ne suis pas chanteuse d'opéra et je n'ai pas d'organe particulier. Une voix simple et banale. Je n'ai pas pris de cours de chant, je chante certainement faux parfois, mais peu m'importe. Dans les deux domaines l'émotion prime sur la maladresse. Voilà ce qui me résume. Juste deux mots. Ecriture et Musique.

Des promesses. Retenez ça aussi. Certaines ont été tenues, d'autres le seront. C'est comme quand tu sais que quelque chose te glisse entre les doigts, et que malgré tous les efforts que tu déploies, tu ne parviens pas a les retenir. C'est valable pour un amour, une amitié... Tu retses alors seul et con, dénuée de toute conscience, de toute joie, seul face a toi même et tu te révoltes contre ton miroir qui te recrache a la gueule ce que tu es réellement. Là tu as mal. C'est dans ces moments là que tes larmes s'échappent sans te demander ton accord. Alors tu respires. Pour la première fois depuis ton premier cri. Comme si c'était la première fois et tu continues ta banalité de vie en essayant de la modifier légèrement pour vous sentir bien. Alors tu Ecris des articles, des longs articles dans l'un de tes nombreux blogs. Et tu appuies sur Play, laissans les notes t'envoler loin au dessus de tout.

# Posté le jeudi 10 avril 2008 15:34

Modifié le mardi 29 juillet 2008 10:08

Comme dans toute vie une routine s'installe. Bien confortablement, bien au chaud, elle ne veut plus partir. Je deteste la routine pourtant ...

Comme dans toute vie une routine s'installe. Bien confortablement, bien au chaud, elle ne veut plus partir. Je deteste la routine pourtant ...

La matinée est passée. Je m'ennuie terriblement. L'oeil fixé sur l'horloge, qui semble ne pas vouloir faire tourner ses aiguilles, je décide d'aller en cours cet après-midi. Quitte a ce que mes yeux se ferment devant un prof passif, au moins je ne serai pas seule. Prions juste pour qu'il soit là. Qui est ce il ? Et bien c'est ma seule source d'illusion. Son sourire illumine une journée grise et terne comme celle-ci. Il ne me parle jamais réellement, mais par écrit nous partageons des moments forts et intimes. Assez étrange. Je sais ce que vous allez penser. Non je ne suis pas amoureuse, je suis juste heureuse de penser à lui c'est comme ça les sentiments ne se contrôlent pas. Je me change, fais mon sac, me maquille fortement les yeux comme a mon habitude, descend et ferme la porte. L'air est toujours aussi frais que ce matin. Je suis ce chemin que je connais par coeur et me retrouve devant une foule importante, regroupée devant mon lycée. Ah non ce n'est pas le bon jour. Mon prof de maths est absent ( c'est pas que ça me déplait ) mais vu que mon autre cours c'est permanence, je n'ai pas besoin d'y aller. Et voilà les seuls jours où je veux y aller je ne peux pas. Un surveillant me remarque et s'avance vers moi, un billet d'absence a la main. Je me retourne brusquement pour partir le plus vite possible, je n'ai pas besoin d'avoir un interrogatoire. C'est alors que je percutte quelqu'un violemment, je me retrouve alors assise par terre face à ... lui. Il se relève et me fait un sourire. Me tend la main et m'aide a me relever. Qu'est ce que je peux être débile parfois, j'ai fait tomber tous ses livres. Je me penche pour les ramasser, quand il me prend le bras _Ca ira ne t'en fais pas
_Désolée, je ne t'avais pas vu.
_J'ai cru remarquer.. tu échappes à Moustique ? (c'est le nom que l'on donne au surveillant)
_J'essaie...
Il ramasse ses livres et me tire par le bras.
_Désolé je te retarde, viens...
Je n'ai pas eu le temps de répondre qu'il m'emmenait a l'extérieur de l'enceinte du lycée, là où je n'avais de comptes a rendre a personne.
_Merci, répondis-je
_Il n'y a pas de quoi
Il me tenait toujours le bras et nous restions là comme des piquets comme si l'on ne s'était jamais parlé. Il rompit alors le silence
_Je vais y aller j'ai rendez-vous et je ne suis pas en avance.
_Okay
Il me regarde une dernière fois de ses yeux profonds et sombres puis s'éloigne. Il se retoune au bout de quelques pas et reviens vers moi.
_Je .. euh .. je t'ai écrit ça hier soir. Tu n'étais pas connectée et j'ai ressenti le besoin de te parler, alors .. voilà...
_Merci
_Bon cette fois j'y vais vraiment
Et sur ces derniers mots, il s'éloigna.


Je regardais l'enveloppe, sans aucune écriture dessus. L'envie me prenait de l'ouvrir et de la lire, mais ce n'est ni le moment ni l'endroit pour que je puisse lire dans l'âme de Bill.
Oui il s'appelle Bill, et le reste du lycée l'insulte, ou se moque de lui, avec son style androgyne dérangeant. Il est totalement le contraire de son frère jumeau, et le vis assez bien. Seulement il est seul, très seul. Personne ne lui parle et c'est vraiment dommage. Alors il se renferme dans la musique, et l'écriture de chansons ou poèmes chantés comme il les appelle. Si les gens savaient à côté de quoi ils passent... Je ne veux pas prendre le risque de passer à côté de quelque chose de fragile par précipitation. Je range alors l'enveloppe dans mon sac, en prennant soin de ne pas l'abîmer. Je reprends mon chemin en sens inverse. Arrivée chez moi je ne pense qu'à une seule chose, j'ouvre mon sac et prends la lettre. Je m'installe sur mon lit, et commence à déchirer doucement l'ouverture. Une page entière d'une écriture fine et droite semble m'appeler et je me dis que j'ai bien fait d'aller au lycée en voyant mon nom qui débute cette lettre.


Cette nuit je me sens seul, je me connecte, et là surprise et étonnement, tu n'es pas là.
Je me dirige alors presque par reflexe vers cette feuille et ce stylo et je t'écris, logique.
Aujourd'hui, je me suis encore fait traiter de tapette, de sale dégueulasse ou encore de trainée. J'étais au bord de la crise de nerfs, et tu sais comment j'ai tenu ? J'ai pensé à toi. Comme par magie tes paroles me sont revenues en mémoires, exactement comme tu me les a écrites ' Ne leur porte pas d'importance Bill. Ils sont tout simplement envieux de voir ce que tu aies et que tu t'affirmes. Tu es différent et tu les effraies de ce fait. Surtout ne change pas, tu es différent et c'est ce qui fait de toi un être unique.' Tu ne le sais pas mais tu m'apportes une grande aide. Je peux compter les personnes qui comptent pour moi sur les doigts de la main. Mais ce n'est pas la quantité mais la qualité qui compte. Cette année tu es ma grande découverte, mon Amérique si je puis dire =). J'ai découvert un autre groupe génial, il faudra que je te le fasse écouter. J'ai immédiatement pensé a toi en l'écoutant. Ils font de belles balades mélancoliques. Un peu comme toi, si belle a l'intérieur et si vide à l'extérieur. J'ai souvent pensé a venir te parler en face a face, mais a chaque fois j'ai renoncé. Non pas que j'ai peur, je ne me suis jamais senti autant en confiance avec une personne étrangère a la famille, mais je ne veux pas que tu souffres des critiques des autres a ton égard si je viens vers toi. Je veux juste te protéger finalement. Et c'est pas mes bras de guimauve qui te protégeront.
Il y a une place dans mon coeur qui t'es bel et bien réservée. Tu y as ta place si tu veux venir y faire un tour.
Je suis assez seul ce soir, alors j'écris, j'écris ...
La solitude me ronge doucement
Mes regrets se font plus réguliers
Mes soirées commencent à s'allonger
Et la fatigue pourrait bien m'emporter
Seulement je t'attends
Je t'attends comme on pourrait attendre le vent
Comme les hirondelles attendent le printemps
Et comme mon coeur attend que tu prennes la relève de son poste vacquant.

Je t'imagine face à moi Et les mots aimeraient sortir mais je n'ose pas
Quand j'ai lu ton commentaire hier, les larmes me sont montées aux yeux aussi vite que mon sourire indécrochable que j'ai gardé toute la soirée. J'ai eu une si forte envie de te serrer contre moi, mais j'ai repensé que je ne pouvais pas. Tu n'étais pas là de Un et de Deux on ne se parle pas.
Spécial comme relation. Je suis têtu et assez pénible mais j'en veux plus.
Tu es une amie pour moi. Une fidèle et précieuse. Ma seule amie.
Merci pour tout
Et ne me pose pas de lapin ce soir ^^
Merci Lynn <3

Bill


On m'a déjà dit que j'étais une vraie madeleine mais là, n'importe quel insensible n'aurait pû tenir à ma place.
Ma journée banale à pris un tounant incroyable. J'ai eu droit a sa voix pour la première fois et a une déclaration d'amitié. Ce garçon est vraiment génial. Si je m'attendais à cela... D'un pas plus que vif, les larmes débordant légèrement sur mes joues, je me précipitai sur l'ordinateur et particulièrement sur ma session Msn.
Mon seul et unique contact interessant est là. Je souris bêtement. Comme quoi, une journée maussade peut en cacher une magnifique.







# Posté le samedi 12 avril 2008 19:28

Modifié le dimanche 29 juin 2008 07:28

You're the one little Prince

You're the one little Prince
Première partie





**Lynn __ Je n'en sais rien dit :

Hey nan si tu t'en va je fais comment ??

Bill ~~ [ Compte jusqu'à trois, je suis plus là... Un... Deux... ] dit :

Lynn ! Je t'attendais = )

**Lynn __ Je n'en sais rien dit :

J'ai lu ta lettre...

Bill ~~ [ Compte jusqu'à trois, je suis plus là... Un... Deux... ] dit :

Ah, elle t'a choqué ? Déçue ?

**Lynn __ Je n'en sais rien dit :

J'ai rarement été aussi touchée. J'en ai encore les larmes aux yeux. Je savais que t'étais pas comme les autres mais je ne t'imaginais pas si sensible.

Bill ~~ [ Compte jusqu'à trois, je suis plus là... Un... Deux... ] dit :

Merci. Mais si je te le montre à toi, j'ai mes raisons. Ne pleure pas pour moi ... j'me sens coupable.

**Lynn __ Je n'en sais rien dit :

C'est de la joie et des émotions qui me prennent a la gorge. C'est tes mots. Ils me touchent.

Bill ~~ [ Compte jusqu'à trois, je suis plus là... Un... Deux... ] dit :

Merci. Mais en fait .. je voulais te demander quelque chose et t'en avouer une autre. Je commence :
D'abord je voulais te demander pourquoi tu ne me rejette pas comme les autres ?

**Lynn __ Je n'en sais rien dit :

Je ne suis pas les autres. Je ne vois pas pourquoi je te rejetterai. Pour ton apparence ? Je ne suis pas superficielle à ce point. En plus ton style me plait ... mais bon je m'éloigne =)
Et puis cette lueur dans tes yeux... Tu as l'air si triste Bill... J'ai voulu apprendre a te conaitre. tu m'intrigues.

Bill ~~ [ Compte jusqu'à trois, je suis plus là... Un... Deux... ] dit :

Tu es une fille bien Lynn. Je le savais depuis que j'ai croisé ton regard.
Aussi je voulais te dire...

**Lynn __ Je n'en sais rien dit :

Je peux te dire quelque chose moi aussi avant ?

Bill ~~ [ Compte jusqu'à trois, je suis plus là... Un... Deux... ] dit :

Oh, euh je t'en prie = )

**Lynn __ Je n'en sais rien dit :

Merci. Bill, je crois voir en toi le seul et unique ami que je n'ai jamais eu. Tu es le seul qui me parle sans arrière pensée. Une journée sans te voir est une journée perdue. Merci de me redonner l'envie de me lever tous les matins. Merci d'être entré dans ma vie. Je ne veux plus que tu en sortes.

Bill ~~ [ Compte jusqu'à trois, je suis plus là... Un... Deux... ] dit :

Oh Lynn... Comment tu fais pour lire dans ma tête ??! J'allais te dire la même chose... J'me sens con >< = ) Mais tu vois ce que tu me dis me réjouis énormément. Tu fais quoi ce soir ?

**Lynn __ Je n'en sais rien dit :

Bah rien je suis toute seule chez moi . Pourquoi ?

Bill ~~ [ J'ai fouillé dans l'océan et ait trouvé la plus précieuse des perles. Je l'ai appelée Lynn ] dit :

Tu veux bien me rejoindre à l'arrêt de bus derrière le lycée ? Il fait encore jour ça ne craint rien pour toi.
Enfin .. si tu veux...

**Lynn __ Mon coeur me crie quelque chose qui ne veut pas sortir de ma bouche dit :

Bien sûr, j'arrive = )

Bill ~~ [ J'ai fouillé dans l'océan et ait trouvé la plus précieuse des perles. Je l'ai appelée Lynn ] dit :

Merci =) A tout de suite Princesse

**Lynn __ Mon coeur me crie quelque chose qui ne veut pas sortir de ma bouche dit :

Je n'ai rien d'une princesse. A toute' bisous





Je ne prends même pas le temps de me préparer a nouveau. J'enfile une veste, des chaussures et descends. Je laisse un mot a ma mère pour qu'elle sache où je suis. Je ferme la porte a double tour que des mains se posent sur mes épaules. Je me retourne et vois Tom en face de moi. (Tom est le jumeau de Bill)
-Désolé si je t'ai fait peur ...
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je suis venue te parler avant que Bill ne le fasse.
-Je t'écoute
-Bien, alors je voulais que tu saches que Bill est fragile malgré ce qu'il montre.
-Je m'en suis apperçue et loin de moi est l'idée de lui faire du mal ...
-Je sais, ne t'en fais pas. Je te conseille de te méfier et de te mettre en garde. Bill n'est pas aimé. Il fait peur, il dérange. Tu vas avoir des ennuis si tu restes avec. Même si je sais que tu vas rester. (il me sourit)
-Bien sur que je vais rester. J'ai beaucoup d'affection pour ton frère. Il est ..
-Ton seul ami, je sais. Lynn ... Il veut prendre soin de toi. Il t'aime. Et moi aussi je t'apprécie. Tu es la seule fille a qui je souris sans avoir un plan derrière la tête, si tu vois ce que je veux dire.
-Ta réputation de coureur de jupons en effet, même si elle n'a aucun rapport avec le sujet .
-Tu as raison. Mais c'était un exemple. Je ne te connais pas, mais j'ai confiance en toi. Je te demande juste de prendre soin de Bill. Il est tout ce que j'ai et je ne supporterai pas qu'il souffre.
-Je ferai tout pour éviter ça.
-Je sais que ça ira (il affiche un grand sourire qui me rassure, qu'est-ce qu'il peut ressembler a son frère.. Sauf les yeux. Ceux de Tom sont moins profonds.)
-Je le vois là bas, ma mission s'achève ici Lynn. Passe une bonne nuit. A Lundi et peut être même avant .
-Avant ?
-Je sais pas je le sens. Aller avant qu'il s'impatiente.
-Merci Tom .
-Et si Bill te demande, je ne suis pas venu.
-Pas de problème.


Et il s'éloigna dans la nuit qui tombait doucement.
Quand a moi je m'avançais vers l'arrêt de bus. Bill était adossé a la vitre, des cahiers a la main.
Ce sentiment de bohneur quand je vois sa silhouette si reconnaissable m'envahit. Je crois que je vais être encore une fois surprise par lui cette nuit. Bill se retourne et affiche alors un sourire radieux. Je ne peux que faire autre chose que lui répondre. Il s'avance vers moi. Je crois que cette nuit va être une base importante pour moi mais aussi pour nous.

-Tu m'attends depuis longtemps ?
-Non, je suis là depuis 5 minutes. Aller viens t'asseoir.
Je me dirige alors vers le banc de l'arrêt, et je m'asseois à côté de Bill.
-Tu dois sans doute te demander ce que sont ces... Ces cahiers ?
-Je t'avoue que ça m'a effleuré l'esprit.
-Je le savais. Bon, alors le premier 'cahier' c'est un album photo. Le deuxième c'est des souvenirs de vacance et le troisième,... euh .. je, je l'ai commencé depuis que je te connais.
Je reste comme bouche-bée. Il veut m'emmener dans son enfance comme si c'était normal que je sache tout cela. De plus, il a commencé un cahier pour moi en quelques sortes.
-Lynn, le troisième j'aimerai bien que tu le continues avec moi plus tard. Tu verras que tu en es l'une des acrtices principales.
-Euh.. Bill...
-Oui ?
-Pourquoi tu fais tout ça? Pourquoi tu veux me montrer ta vie ?
-Je veux que tu me connaisses. Que tu me comprennes. Pourquoi je suis si renfermé dehors et avec toi ou sur l'ordinateur, je suis différent.
-Bill, tu pourrai ne pas avoir confiance en moi, je ne te montre pas tout ça ...
-Lynn, ne t'en fais pas. Tu as peut être peur de t'ouvrir au plus profond de toi même, tu n'es pas prête. Moi je le suis grâce à toi alors c'est a toi que je veux le montrer. Tom le sait déjà. Maman aussi. Et tu es la seule personne étrangère a ma famille à qui je vais montrer ça. A qui je veux me dévoiler. Et pour la confiance tu l'as déjà. Tu es mon amie et ....
Bill pose alors sa main sur la mienne
-..même si je ne te connais encore pas assez, je tiens à toi. Tu comptes pour moi.
Les larmes me montaient, je n'arrivais plus à lutter. Je me tournai vers Bill qui avait lui aussi les yeux tout brillants. Il me fit un léger sourire timide auquel je répondis largement. Me repprochant de lui je lui pris doucement l'autre main.
-Tu sais Bill.. Depuis 6 mois que je te connais, j'ai jamais été si épanouie.
Il me pris dans ses bras en guise de récompense. Je le serrai, aussi fort que je pouvais sans lui faire mal. Il est si mince...Il commençait a relâcher l'étreinte et s'essuya les yeux d'un revers de manche.
-Bon alors Princesse. Voilà ma vie jusqu'a maintenant.
Je pris l'album qu'il me tendait. J'avais peur de l'ouvrir, de le voir désarmé face a moi.










Seconde Partie





Une couverture de velours rouge sombre glissait sous mes doigts. Une photo en plein centre le décorait, au dessus d'une douce et ronde écriture fine qui annonçait 'Bill'.
La main tremblante je tenais la couverture. Je n'osais pas l'ouvrir. Je levais discretement les yeux vers Bill, qui fixait ma main. Je n'osais pas le regarder en face avant qu'il se dévoile entièrement à moi.
-Ouvre-le
-Je... je n'ose pas.
-Lynn, qu'est-ce qu'il y a ?
-J'ai peur. C'est ridicule mais j'ai peur que tu sois sans défense sans armure face à moi.
-Princesse, si je te l'ai mis entre les mains c'est que je suis près et que j'ai confiance en toi. Ouvre-le.
Je bloquais, malgré le fait qu'il paraisse si sûr de lui, j'ai peur qu'il vienne a le regretter. Comme s'il lisait en moi il me dit :
-Je suis sûr de ce que je fais. Vraiment. Ne te fais pas de souci. (Il sourit)
Bill posa sa main sur la mienne et tourna la première page.Un petit bébé souriait dans son berceau, un petit bébé blond.
-Tu étais blond ?
-Je le suis toujours. J'avais 2 jours sur cette photo.
Je tournai la page. Un petit garçon, toujours blond souriait de toutes ses dents et même celles qui lui manquaient.
-J'ai honte. Bill édenté n'est pas aussi... Bref'
J'éclatai de rire. Ce garçon est génial. Il garde du recul sur le passé. Bill tourna la page suivante. Et cette fois une femme blonde occupait le centre de l'image encadrée d'un homme et d'un autre petit blond. J'ai d'abord pensé a Bill et ses parents, mais la lueur dans les yeux du garçonnet n'est pas la même que celle de Bill. Celle ci est moins profonde mais plus malicieuse. Un doigt devait passer devant l'objectif. J'en conclus que ..
-C'est Tom sur la photo, avec tes parents.
-Comment tu as su que ce n'était pas moi ?!
-Et bien, ça se voit. Vos yeux.Même si ils ont la même couleur, ils n'ont pas la même lueur.
Bill restait sans voix ses yeux noisettes plongés dans les miens.
-C'est moi qui ait pris la photo. J'avais 5 ans. Cela explique le doigt devant l'objectif... Mes parents sont divorcés. Ma Maman est remariée à un homme génial. Des fois je l'appelle papa. J'avais alors 6 ans. Changeons de page.
Un jeune homme me lançait un regard noir sur celle-ci. Il avait les cheveux rouge Bill ...
-J'avais les cheveux rouges oui, ma mère ne voulait pas que je les teigne en noir elle me trouvait trop jeune.
Alors je les ai teints en rouge pour lui prouver que je pouvais faire bien pire.
-Bill tu es machiavélique
-Merci = )
Il tournait le page et cette fois-ci un jeune homme, du même âge environ me sourait de toutes ses dents bien présentes cette fois-ci. Il avait les cheveux noirs et j'appercevais quelque chose qui brillait dans sa bouche. Sa mère se tenait juste a côté l'embrassant sur la joue.
-Alors là j'ai 13 ans. J'ai obtenu les cheveux noirs et mes deux piercings. Ce truc dans ma bouche c'est celui-là. Bill me tire la langue et me montre en effet un petit bijou qui brillait sur sa langue.
-J'ai encore plein de choses a connaitre de Toi Bill Kaulitz
-Ce n'est pas peu dire.
Je tournai la page et là, j'eus comme une douleur dans le ventre. Bill souriait timidement, son frère sur le dos, une blessure sur le visage. Un imposant pansement couvrait sa frimousse d'ange.
-Bill.. Qu'est-ce ...
-J'ai commencé a avoir des ennuis au collège. Vers 13 ans. Mon apparence, mes piercings, mon maquillage commençaient a gêner les autres garçons de ma classe. Un soir ils m'ont attendu a la sortie, le seul jour où Tom rentrait plus tôt. Il m'ont ... collé contre le mur. Ils ont commencé a frapper et a m'insulter tout en riant..J'ai eu ..
Je l'interrompis voyant qu'il allait mal d'un coup. Je serrai Bill dans mes bras, et je sentis qu'il me serrait. Il tremblait contre moi et sa respiration se saccadait. Je crois bien qu'il pleurait.
-Bill, tu peux arrêter si tu veux.
-Tournons la page si tu veux bien
-Bill ..
-J'insiste
Sur ce je tournai la page. Il commençait a excentrisiser sa coiffure. Il abordait une grande mèche devant l'oeil gauche. Une veste en cuir noir et blanche et un jean assez étroit, il commeçait a aborder son style habituel.
-Là, j'ai 15 ans. Regarde derrière moi, Tom tire une drôle de tête.
En effet le blondinait était en train de grimacer devant...
-C'est notre tante Suzie. Elle nous fait toujours d'énormes bisous. Elle ne te lache plus une fois qu'elle te tient. Et là elle réprimandait Tom trouavant qu'il ressemble a un calamar.
J'eus du mal a retenir mon rire. C'est vrai qu'il y ressemble.
Bill tourna alors la page. Il avait comme un pétard dans les cheveux. Un sourire éclatant et les yeux pétillants. Un verre a la main et le même style qu'aujourd'hui. Le Bill que je connais est alors figé sur l'image.
-C'était pour mes 17 ans, il y a presque un an. Je suis de Septembre. J'avais un peu bu, je t'avoue. Là aussi il y a un doigt dans le coin gauche de l'image. C'est de la faute de Tom. Il n'y a plus d'image, il faut que j'ai de la place jusqu'à un âge avancé .
-Tu as beaucoup de souvenirs, joyeux ou pas. J'en ai pas autant.
-Je t'écoute.
-Bien, alors mes parents ont divorcé aussi je devais avoir autour de 10 ans. Je n'adresse plus la parole a mon père. J'ai eu des amis mais j'ai souffert d'abandon. Depuis je suis refermée sur moi même et je n'avais aucun ami jusqu'a toi. Ca c'est le prologue de ma vie. Ma vraie vie commence là où tu débarques alors je n'ai rien de plus a ajouter.
-Okay, j'ai une question pas très importane je peux ?
-Je t'en prie.
-Tu as les cheveux naturellement noirs ? Enfin, tes yeux bleus me font douter..
-Non je suis blonde comme toi
-Okay = )
-En fait mes souvenirs de vacance on s'en fiche un peu .. L'autre cahier est presque vide. Je me suis juste permis une présentation de toi dedans. Tu sais, si je voulais te voir ce soir, ce n'est pas pour te raconter toute mon enfance. J'espère que cette 'introduction' pourra t'aider a comprendre la suite. J'ai peur pour toi. Je ne veux pas que tu t'attaches a moi. Tu risques d'avoir des problèmes et pas des minces a cause de moi. Je n'ai encore jamais eu aucun ami et je ne veux pas que la seule que j'ai souffre. Je suis bien dans ma peau mais je ne veux pas que tu subisses le fait de rester avec 'la sale trainée' ou 'le sale pédé '.
-Bill, je me suis attachée a toi et a ta personnalité. Je n'ai pas peur de ça. Je ne suis plus une gamine et je peux affronter les responsabilités. Toi aussi tu es mon premier véritable ami. Tu n'es pas comme ls autres. C'est égoïste mais je veux te garder avec moi et près de moi. J'ai besoin de toi. Tu sais ce soir tu ne m'aurai pas demander de venir te voir, je n'aurai encore pas la même vision de toi. Tu m'as émue Bill. Je ne suis pas prête d'oublier tes mots ou ne serait-ce que tes yeux et l'éclat qu'ils portent quand tu pleures. J'ai vu des choses en toi. Je ne veux pas prendre le risque de perdre tout ça,de te perdre Toi, juste pour des imbéciles. L'amitié est plus forte que leurs moqueries.
-Lynn, tu es vraiment géniale. Sincèrement. D'habitude c'est une chose que je n'ai pas peur de dire mais... là j'ai peur.
-Je tiens a toi.
-Et moi je t'aime.
Il pris alors ma main dans la sienne et me tire vers lui. Il me lâche la main et prend alors mon visage entre ses longs doigts fins. Je baisse la tête. Il ma relève et plante ses yeux dans les miens. Je vois qu'il attend que je fasse quelque chose. Il me sourit alors, et déclare :
-Regarde la Lune. Elle est la seule a briller aussi fort dans le ciel noir. Tu es ma Lune Lynn
-Et je te répondrai que la lune brille dans le ciel parce que le soleil l'éclaire. Bill... Tu es mon soleil
-Oh, nous sommes dignes d'un film Américain. Il ne manque plus que les violons et la pluie.
Nos regards se croisent et nous éclatons de rire.
-Tu veux venir a la maison et je te raccompagnerai toute a l'heure ?
-Euh tes parents ..
-Mon beau père est au travail et ma mère chez sa soeur pour le week-end. Et Tom ne s'y opposera pas. En parlant de lui, il ne serait pas venu te parler toute à l'heure ?
Pendant une fraction de seconde, je me suis souvenue de ses paroles "Et si Bill te demande je ne suis pas venu"
-Non.. Pourquoi il aurait dû ?
-Non non , juste pour savoir. Aller viens c'est par là.






# Posté le mardi 15 avril 2008 15:10

Modifié le lundi 12 mai 2008 13:12

You want to forget the Past, but your Past makes your Present ...

You want to forget the Past, but your Past makes your Present ...
Première partie



Flash back

"Messieurs Kaulitz, ensembles vous causez trop de chahut et ce depuis déjà 3 ans que nous vous supportons. Vous serez alors séparés a votre prochaine rentrée en classe de 5 ème."


Fin du Flach Back.

Nous marchons côte a côte. Un silence pèse. Je déteste le silence, surtout quand je suis avec des personnes avec lesquelle je suis a l'aise. Soudain je m'arrête en plein milieu de la route. Bill met un petit temps a comprendre la situation, apparement perdu dans ses pensées.
-Lynn ? Qu'est ce que tu fais ?
-Je déteste le silence. Surtout quand je n'ai jamais été aussi bien avec quelqu'un et avec qui l'échange est facile.
-Ah, désolé. J'atais perdu dans ma tête. Sincèrement je pensais a toi. Et a moi aussi. Enfin a nous deux. J'ai remarqué une chose étrange...quand nos regards se croisent ça me semb... Lynn ça va ??
Devant ses paroles douteuses j'ai eu peur et j'ai glissé. Je me suis étalée par terre. Qu'est ce que je peux être imbécile et distraite quelques fois a me faire des films... Bill court vers moi .
-Lynn ? Lynn ça va ? Lynn réponds s'il te plait ou bouge au moins fais quelque chose !
-Aïeuuuh ...
-Ah au moins tu vis... Comment tu as fait pour glisser ?
-J'étais moi aussi dans mes pensées. Je suis très distraite.
-Je vois ça . Ca va tu t'es fait mal ?
-Euh non je ne crois pas.
Bill m'aide a me relever.
-Tout compte fait j'ai mal au genou.
Et voilà en plus il a fallu que je tombe, comme ça je ne saurai pas la fin de cette phrase bizarre, que je troue mon jean, que j'ai mal et que cela retarde la route jusqu'a chez Bill dans ce silence intenable.
-Tu veux que je te porte ?
-Bill t'es mignon mais tu risques d'y laisser ta vie. Le goudron est dur je te le déconseille.
-Lynn ... Tu vas y arriver ?
-Oh oui j'ai connu pire je survivrai.
Il me sourit et avance doucement calant son rythme sur le mien. J'ai assez mal mais je continue d'avancer come si de rien n'était. Hors de question de passer pour une chochotte.
-Princesse, je sais que tu as mal. Fais pas la dure.
Je l'interroge du regard. Il me sourit et me prend le bras.
-A la maison tu t'allongeras et je te poserai de la glace sur le genou. En attendant, je sais pourquoi et comment tu es tombée....
-Alors ça ça m'étonnerait
- ...ma phrase était tournée de manière bizarre. Tu as douté et malheureusement pour toi une feuille glissante s'est trouvée sous ton pied pile a ce moment là. Distraite par mes paroles.
-Comment tu fais pour lire en moi comme ça ?
-Ton âme est pure. Tes yeux en sont le reflet. C'est pour ça que quand nos regards se croisent je me sens bizarre. Je me sens passé aux rayons X. Tes yeux clairs refletent qui tu es a l'intérieur, et je me prends tout ça dans la figure. Ca me retourne les tripes = )
-Je ne pensais pas...
-Ne pas être la seule a le penser ? C'est parce qu'on a la même vision sur ce sujet, alors c'est comme un boomerang. Ca me fait drôle tu le sens et ça te produit le même effet. Ah nous sommes bientôt arrivés. C'est celle qui fait l'angle.
Il est vraiment étrange ce Bill et magique. Il m'a fait oublier que j'avais mal.
Plus on se rapprochait de la maison, plus la lumière était nette. J'arrivais maintenant a distinguer le salon, où Tom était affalé sur le fauteuil.
-Merde, j'aurai dû penser a lui demander de libérer le fauteuil...
Bill frappe a la porte et Tom ouvre avec un grand sourire
-Bill, tu rentres déjà ? Ah .. tu es accompagné. Tu es tombée ?
-Oui elle est tombée laisse lui le fauteuil s'il te plait.
-Je te laisse te charger de la glace frangin, je vais chercher la trousse de soin.
Bill me conduit jusqu'au fauteuil et commence a m'allonger.
-Non, j'ai pas envie Bill ...
-Laisse-moi faire tu n'es pas en mesure de parler. Je sais ce que je fais.
Je me laisse alors manier comme un vulgaire pantin. Bill s'éclipse en cuisine et Tom reviens avec la trousse et me fait un clin d'oeil. Il me glisse :
-J'étais sûr qu'on se reverrait d'ici peu.
-J'aurai préférer éviter vois tu vu les circonstances..
-Comment es-tu tombée ?
-Tom, fiches lui la paix s'il te plait.
-Okay je voulais juste savoir qui tu rammenais à la maison et pourquoi.
-Ne fais pas l'imbécile,s'impatienta Bill. Tu sais très bien qui c'est et pourquoi elle est là.
-C'est que tu n'avais jamais ramené personne et t ume ramènes une fille...
-Elle est mon amie et importante pour moi. Alors ne chipotte pas.
-D'accord d'accord... je lui parlerai plus tard, je peux t'aider ?
-Aide moi ... a la tenir en place ... s'il te plait.
En effet je me débattais depuis que Bill était revenu. J'ai horreur qu'on me soigne je me sens diminuée et en plus j'ai vraiment mal au genou.
Tom me prit par les épaules. Bill me supplie d'arrêter de gesticuler mais je ne l'écoute pas. Il demande alors à Tom de me lâcher et Bill se penche vers moi tout doucement et me glisse à l'oreille :
-Princesse, je sais c'est pas agréable mais tiens le coup.
Il planta alors ces yeux dans les miens. Je m'allonge alors calmement sur le fauteuil.
-Par contre je veux le bras de Tom pour mordre si ça fait trop mal.
-Je t'en prie Princesse sers-toi =D
-Hééé euh...
-On va faire sans alors.
Bill pris alors la poche de glaçons dans sa main gauche et me caresse le visage de la main droite. Je fixe ses yeux qui sont portés sur mon genou. Il pose la poche et une douleur aïgue surgit. Je me mords la lèvre et Bill dépose un baiser sur ma tempe. Je pose ma main par dessus celle qu'il a posée sur ma joue.
- Amis vous deux ? Mon oeil oui ...
-On t'as sonné le calamar ? T'as jamais vu une amitié sincère de ta vie ou quoi ?
-Du calme Lynn, je te provoque c'est tout. Pour moi, une amitié fille-garçon si belle soit -elle, finit toujours par une histoire d'amour ou les jambes en l'air alors... Lynn, tu veux être mon amie ? =D
-Tom ça t'arrive de te taire parfois au lieu de dire des conneries plus grosse que ta connerie elle-même ? Je suis ton jumeau mais il y a un moment où je me pose sérieusement la question.
-Vous devriez vous voir les jeunes. Et Bill ne t'en fais pas je te la laisse sans broncher ta princesse
-J'espère bien
-Bon alors Lynn, tu te laisseras tenter par un verre de jus de pomme ?
-Ouah t'es sûr ? je crois bien ne pas être prête pour du jus de pomme et si ta mère rentre ? Haan mon dieu du jus de pomme ... Je vais boire du jus de pomme ! *ironique*
-Ca va te fous pas de moi, on a rien d'autre.
-Okay va pour un jus de pomme alors.
-Bill un verre d'eau ?
-Volontiers. Je suis allergique à la pomme, m'annonce t-il pendant que Tom s'affaire dans la cuisine.
-Bill ?
-Oui princesse ?
-Des fois tu as des réaction douteuses a mon égard...
-Je sais oui, je suis juste très affectif ne t'en fais pas.
-Okay c'était juste pour savoir.
-Ca te gène ? Je peux éviter...
-Non, je suis pareille. Au contraire.
Bill me fit alors un léger sourire,que je lui rendis naturellement. Je n'ai jamais autant souri de ma vie je crois. Son regard sur moi se fit pesant. Il me fixe toujours. Droit dans les yeux. Je vis les siens se remplir de larmes. J'ai bien vu son état changer depuis qu'on a parlé de ses problèmes au collège... Le m'agenouille alors sur mon genou encore douloureux mais je m'en fiche, la douleur n'est pas aussi forte que celle sui me retourne le ventre de voir Bill dans cet état.
-Han nan mon Ange...
Je le pris alors immédiatement dans mes bras. Il me serre si fort contre lui que j'ai l'impression que nous ne faisons qu'un. Je lui murmure que tout est fini c'est du passé. Il me relache et me lance
-Non Lynn ça continue.
Ce fut alors mon tour de le serrer contre moi. Mais il se retira légèrement.Posant une main sur son bas ventre. Je commence a m'inquiéter et avance ma main de la sienne. Il la repousse doucement mais j'insiste. Je soulève son T-shirt et apperçois un énorme ématome en bas de son ventre. J'etouffe une exclamation. Mes larmes coulent comme si je ne les contrôlait pas. Bill baissa les yeux. Je pris son visage d'une main et le relève. Du noir recouvrait ses joues, sur lesquelles je dépose alors un long baiser. Bill saisit mon visage entre ses mains, se redresse et le même phénomène étrange qu'a l'arrêt de bus se reproduit. Mes yeux larmoyants se reflettent dans les siens trempés et vides,comme délavés. Bill embrassa alors mon front longuement et pose ensuite son front contre le mien.
-Mon Ange, je suis là maintenant. Tu ne seras plus seul face à eux.
Tom qui se tenait dans l'embrasure de la porte, avait dû asister a toute la scène vu ses yeux rouges et humides.
-Un vrai petit couple je vous dit. Tiens ton jus de fruit et toi ton verre d'eau.
-Merci Tom.
Et dans le merci de Bill j'ai saisi qu'il n'y avait pas qu'un remerciement pour les boissons.








Seconde Partie





Après avoir discuté avec Tom, je me suis rendue compte qu'il n'était pas le dragueur prétentieux et superficiel qu'il semble être. Il a vraiment bon fond et il est très intelligent. Il est capable de tenir un raisonnement et de défendre un argument = ). Surtout il aime son frère. Par dessus tout. J'ai bien saisi le lien qui les unit. Et mainteneant je sais pourquoi Bill est seul face aux iméciles qui le harcèlent. Tom et lui ont été séparés plus jeunes dans leurs classes, apparement ils étaient intenables ensembles. Rien qu'a voir leur regard malicieux et leurs sourires complices a la simple évocation de cette période, ils devaient l'être. Cela ne m'étonne pas venant de deux forts caractères indépendants de la société mais dépendants totalement l'un de l'autre.
Il est maintenant 21h18. Je songe a rentrer chez moi. Je me lève et m'effondre sur Tom qui était assis sur le tapis.
-Lynn ça va ? me demande précipitement Bill
-C'est mon genou..
-Si tu ne tiens pas debout tu ne vas pas pouvoir rentrer chez toi a pieds. Tom tu veux bien m'aider à la ramener chez elle ?
-Vous êtes débiles ou quoi ? Elle peut pas bouger, alors on va lui faire un peu de place et elle va dormir ici.
-Et vos parents ?
-Ils sont cool', répondit Tom. En plus ils ne rentrent pas avant demain. Alors je suppose que tu vas dormir avec Bill plutôt qu'avec moi.
-Je crois oui.
-Alors attends...
Tom se penche et passe un bras derrière mes genoux et me prend par la taille avec l'autre. Il me soulève alors et commence a avancer.
-Nan mais qu'est-ce que tu fais là ?
-Bah je t'amène a l'étage.
-Arrête ça. Je suis encore capable de marcher.
-Non tu ne tiens pas debout, affirme Bill. Et puis Tom, JE la porte compris ?
-Ah le frangin est jaloux. Okay porte là mais méfie toi elle a l'air légère comme ça mais...
-Enfoiré de calamr de ...
-Moi aussi je t'aime et je ne peux pas me passer de toi Lynn.
Je lui lance un regard noir et il me sourit.
-Bon Princesse, tu vas monter sur mon dos parce que nous ne passerons pas dans les escaliers autrement.
Je regarde Bill pas rassurée et il s'acroupit. Tom m'aide a me mettre debout sur le fauteuil, puis je me laisse aller sur le dos de Bill, qui pose ses mains sur mes cuisses pour me tenir. Mes yeux s'écarquillent a ce contact et le rouge me monte aux joues. J'essaie de me cacher mais c'est trop tard. Tom me sourit en coin d'un air narquois.
-Ah l'amitié je vous jure.
Bill s'arrête.
-Pardon ?
-Je me disais que pour des amis vous êtes bizarres avec vos réactions. Quand tu la touche elle rougit et toi tu crois que je t'ai pas vu Bill ? Les jeunes vous me faites rire...
-Tom, écoute je suis juste gêné de la toucher... de.... de cette façon c'est tout ça va pas plus loin et je n'ai rien à cacher.
-Hum hmmmm, laissa échapper Tom
Sur ce, Bill reprit sa route et commence a monter les escaliers après avoir traversé le salon. Nous pénétrons à l'étage et Bill m'explique :
-Ma chambre c'est celle au bout du couloir. Tu ne peux pas te tromper. La salle de bain c'est la porte a gauche. Et en face de ma chambre celle de Tom. Le reste tu t'en fiches c'est a mes parents.
Je ne dis rien mais j'appréhende d'entrer dans sa chambre. C'est son univers. Son monde. Bill pousse la porte et une pièce entièrement blanche se présente face a moi. On voit bien que c'est une chambre de garçon mine de rien. Bill me pose sur un lit recouvert d'une couette noire. Des posters recouvrent la plupart des murs. Des photos aussi. Elles sont toutes en noir et blanc, les posters suivent la même dominante. Des voilages blancs encadrent sa fenêtre. La lumière qui passe au travers est magnifique. Des livres plein la chambre et surtout des CD sont posés un peu partout tellement ils sont nombreux.
-Euh c'est un peu le bazar mais j'espère que ça va quand même...
En me disant ça, Bill poussait avec son pied des vêtements sous son lit.
-C'est vraiment beau Bill, ça te ressemble.
Bill toussa longuement et reprit
-Euh merci ... euh ... hum... Tu veux téléphoner a ta mère pour lui expliquer que tu es chez nous ?
-Non c'est gentil merci. Elle s'en fiche un peu. Et je lui ai laissé un mot avant de partir.
On frappe a la porte. Tom passe la tête par l'ouverture de la porte.
-Excusez moi mais j'ai une idée de pijama pour Lynn.
Il me lança au visage un de ses T shirts XXL. Oui Tom aborde un look de rappeur US tout extra large et des dread locks. Tout le contraire de son frère côté vestimentaire.
-Merci ça devrait faire l'affaire.(Je le déplie et ...) Attends mais il est moche !
-Tu croyais quoi ? J'allais pas te passer mon plus beau ! J'ai tout fouillé pour trouver le plus pourri.
-Tom ... lança Bill d'un ton desespéré
-Laisse Bill, c'est très bien. Tom je te remercie.
-La tigresse se calme on dirait. Bill, elle va te sortir le grand jeu toute a l'heure ma parole. N'oublie pas de passer dans ma chambre avant, la protection c'est essentiel. Vous savez....
Tom fut interrompu par Bill qui m'ayant arraché le T-shirt des mains l'avait roulé en boule pour le lancer en plein visage de son frère. Tom tirait une tête de 6 pieds de long. Devant sa tête "immonde" je ne pouvais faire autre chose que rire. On dirait vraiment un calamar en manque d'eau.
-Bonne nuit Tom. lança bill
-J'ai compris il faut les préliminaires, veuillez m'excuser.
Bill avançait vers la porte et Tom lança le truc qui me servirait de pijama et se mit a courir en dehors de la chambre.
-Enfin débarrassés.
Bil s'assit juste a côté de moi et il regardait par la fenêtre.
-Regarde les étoiles.
Cela fait déjà deux fois que Bill me demande de regarder le ciel. Je tourne alors la tête vers la fenêtre. Le ciel est magnifique. Les étoiles sont en parfait contraste avec le ciel d'un noir d'encre. J'étais emportée par mes pensées et mes rêves que j'en fus tirée par Bill au bout de longues minutes, son visage tourné vers le mien
-Comme des diamants sur un tapis de velours.
Soudain je me perdais a nouveau dans ses yeux d'un noisette profond a la lumière de la nuit.
-C'est comme si la nuit n'allait jamais s'arrêter,continua t-il toujours plongés dans mes yeux. Comme si le temps s'arrêtait, quand je suis avec toi.
J'ai l'impression que mon coeur allait faire un malaise. C'est étrange je sais, mais je n'ai jamais ressenti ça avant. Je me sens bien mais terriblement mal. Heureuse mais terrifiée.
-Ne te sens pas obligée de dire quoi que ce soit. Je suis bien avec toi et je ne me pose plus aucune question. J'aimerai tester quelque chose mais c'est bien trop tôt. acheva t-il.
Tout en parlant son visage se rapprochait du mien.
-Je t'aime mon Ange
Il se stoppa net. Il me sourit et mumura
-Moi aussi je t'aime. Comment peut on aimer quelqu'un autant ? Je ne sais pas mais c'est génial.
Et il m'embrassa longuement sur la joue. Il s'allongea sur le lit. Je ne sais pas comment il va le prendre mais j'en ai terriblement envie. Alors je m'alloge tout contre lui. Bill se retourne et m'enlace, les bras autour de mon ventre. Je pose ma main sur l'une des siennes. Et me tourne vers lui. Je le regarde. Je lui sourit. Il me dévisage et enlève une mèche qui me passe devant les yeux, et déclare :
-Tes yeux sont vraiment ... indefinissables. Mais je pourrai les regarder pendant des heures.
Il caresse mon visage et je m'endors contre lui un de ses bras dans le bas de mon dos l'autre caressant mon visage. Moi la tête dans son cou et les mains sur son dos, une jambe melée a l'une des siennes. Je dors et lui, murmure :
-Je t'aime Princesse. Je ne sais pas vraiment ce que c'est mais je t'aime vraiment. A un tel point que je maintenant que je t'ai serrée contre moi et que ta peau a touché la mienne, je ne pourrai plus m'en passer. Comme une drogue dure qui ne peut pas me faire de mal. Comme un rêve réel. Une âme soeur. Je t'aime tellement... et tu ne m'entends même pas... je t'aime...
Et il finit pas s'endormir. 23h 27.
-Ils en ont mis du temps avec leurs étoiles...
Tom qui assistait a la scène depuis le début sourit et ferma la porte sur nos rêves profonds et sur la fin d'une journée inoubliable.





# Posté le vendredi 18 avril 2008 16:05

Modifié le dimanche 29 juin 2008 07:28

Mettre une image sur le visage du jumeau à un Ange.

Mettre une image sur le visage du jumeau à un Ange.
Première partie






J'ouvre a peine les yeux. Je suis toujours serrée dans les bras de Bill. Il dort encore. Je me tourne, et Tom est en train de me regarder. Je sursaute légerement. Son visage est près, très près. Beaucoup trop près.
-Il est 8h et quart, m'annonce Tom. Bonjour
-Qu'est ce que tu fais aussi près ?
-Ah désolé si je te brusque. J'ai été réveillé par le lumière du soleil et j'étais venu fermer les rideaux. Mais j'ai du faire trop de bruit parce que je t'ai vu bouger. Alors je me suis assis là et j'ai attendu que tu te reveille pour te demander ce que tu voulais déjeuner et comment va ton genou.
-Oh, mon genou, bah je ne sais pas, je verrai en me levant. J'étais loin de me douter que tu étais attentionné a ce point.
-Je le suis avec les gens que j'apprécie ou dans lesquels je trouve quelque chose de bien.
-Oh, tu t'es trompé alors = )
-Je suis sûr que non. Je ne me trompe jamais pour ça.
-Alors si ça ne te dérange pas, je vais me lever par...
-..Parce que tu ne veux pas réveiller Bill, c'est chooou
- .....
-Alors tu veux déjeuner quoi ?
-Je verrai ça avec toi en bas
Je me tirai alors doucement des bras de Bill, qui dormait profondément. Il eut un mouvement d'étreinte quand je me retirai. Je me mit alors debout, mon genou encore douloureux. Mais un bandage l'entourait. Je ne me souviens pas que Bill m'en ait mis un hier soir. Je lève alors la tête vers Tom qui me sourit.
-Désolé, mais quand vous vous êtes couchés, j'ai eu peur que vous ... enfin.. tu vois =D. Alors je suis passé voir, et j'ai vu ton genou enflé. Bill qui s'est réveillé quand je suis rentré m'a conseillé de faire quelque chose pour la douleur. Alors je l'ai bandé après avoir mis de la crème pour contusions.
-Merci Tom.
Je luis fis un sourire.
-Ah, ce n'est rien
Il descend alors les escaliers, moi sur ses talons. Nous traversons le salon et arrivons dans la cuisine. Il avait préparé son déjeuner et avait sorti deux autres verres. Vides.
-Je ne savais pas ce que tu voudrai boire.
-Un jus de fruit ça ira
-Et tu mangeras ?
-La même chose que toi, te tracasse pas.
-D'accord.
Tom sort le jus de fruit du réfrégirateur, et le verse dans un des verres qu'il me tend. Je le détaille, alors qu'il coupe des brioches en deux et étale du Nutella entre les deux moitiés. Il s'arrête et semble perplexe. Je l'interroge
-Tom ?
-Tu en mets beaucoup du Nutella sur tes tartines ?
-C'est pour ça que tu sembles perplexe ?
-Oui.
-Mets comme tu le sens c'est pas un problème.
Il finit alors de faire les tartines et m'en tend un bon paquet.
-Merci, t'es vraiment adorable.
Il rougit légerement et bafouille un léger "C'est r..rien "
Je souris et déjeune tranquillement. Je termine et Tom débarasse ma table ainsi que la sienne.
-Non laisse Tom je vais le faire.
-T'occupes, t'es notre invitée .
-Même c'est a moi de le faire.
-J'insiste.
Je n'ai plus d'arguments,m'arrache les couverts des mains et les met dans le lave vaisselle. Il s'asseoit en face de moi et me questionne :
-Tu as bien dormi ?
-Euh, oui merci.
-Tu n'as rien entendu de particulier ?
-Non pourquoi ? J'aurai dû ?
-Non non, juste pour savoir. Il murmure si bas que je n'entends pas ce qu'il dit . Alors elle ne sait pas ce que Bill a dit hier soir,tant mieux.
-Pardon ?
-Ah euh non rien
-Tom.. tu es bizarre
-C'est parce que je n'ai pas l'habitude qu'on me regarde dans les yeux aussi directement que toi. Ca me gêne un peu.
-Désolée..
-Ah non, c'est juste que la seule personne qui le fait de façon aussi intense c'est Bill. Alors ça me fait bizarre, mais ne change surtout pas c'est bien. Je me sens juste pris au sérieux et totalement dépourvu de mensonge devant ton regard destabilisant.
Les mots de Tom me touchent, mais apparement c'est de famille de formuler leurs phrases de manière douteuse.
-Merci
-De ?
-Tu m'as comparée à Bill, c'est valorisant.
-Mais c'est plus fort que moi, je le voit en toi. Le mental.
-Pourquoi tu me dis tout ça ?
-Cela te dérange ?
-Non ça me surprend. J'ai pas l'habitude que tu me parles et surtout pas aussi sérieusement.
-Je vois un idéal en toi. Un idéal amical pour Bill. J'ai vu comment tu étais avec lui, et j'ai l'impression que parfois vous êtes frères et soeurs. Il y a une telle complicité entre vous, que ... je ne peux m'empêcher de m'interesser a toi. De vouloir savoir qui tu es, ce que tu aimes. J'aimerai bien tisser un lien avec toi , même léger. Je ne veux pas me mêler a Bill et toi, je veux juste qu'il y ait une relation de confiance entre nous. Notre grande faiblesse mais aussi notre plus grande force est commune.
-Ton frère.
-Exactement. De plus, je ne vais pas te cacher... que tu m'intrigues vraiment. On dirait que tu te préserves de moi. De quoi as tu peur ?
-J'ai ... mais attends, vous lisez tous dans le cerveau des autres ou ...
-Oui c'est pas faux = ) mais réponds a ma question si tu veux bien
-Oui tu as raison, je ne veux pas me dévoiler entièrement a toi, pas tout de suite. Pas comme ça. Bill, je peux me livrer a lui sans détours et directement. Toi non. Votre caractère est différent, et je ne peux pas me permettre de me dévoiler a tous ceux qui me le demandent alors j'y vais doucement.
- Je sais que tu es fragile, même si tu le caches très bien. En fais j'ai envie de te ...
-Bonjour tout le monde
-Euh te rien...Salut frangin, bien dormi ?
-J'ai eu froid. T'as fais des tartines ??
-Oui
-Oh t'es génial.
Bill traine les pieds jusqu'a la cuisine, où il pose une main sur l'épaule de son frère en passant a côté de lui. Tom lui sourit simplement.
Bill s'asseoit en face de nous, en nous restons attablés toute la matinée.










Seconde Partie








L'après midi est aussi vite arrivé que le froid de mars et ses giboulés. Une atmosphère silencieuse règne dans la cuisine. Personne ne bouge personne ne parle. Le froid me pénetre jusqu'aux os. Je ne sais pas si c'est dû a la température ou au silence glacial qui s'étend et que personne ne brise. Je lève les yeux et cherche de l'aide, et mon regard croise celui de Bill. Voyant ma gène, je le vois mettre un coup de pied à Tom sous la table. Manque de chance, son pied s'écrase contre mon genou, manquant Tom de peu. Voyant que Tom ne réagissait pas et que j'avais les larmes aux yeux et me mordait fermement la lèvre, Bill comprit.
-Oh Lynn, je suis désolé ...
-Quoi ?! s'exclame Tom. J'ai raté quelque chose on dirait .. Lynn, ça va ?
Je ne pouvais pas répondre, je sens que si j'ouvre la bouche je risque d'hurler.
Bill s'avança en même temps que son frère vers moi. Bill me serre dans ses bras et Tom me frotte dans le dos.
-Je suis vraiment un imbécile...
-Mais qu'est -ce qu'il s'est passé ?
-J'ai .. j'ai voulu te mettre un coup de pied parce que le silence se faisait pesant, vu que tu arrives toujours a briser les longs silences, et .. j'ai frappé le genou de Lynn.
-C'était un accident ... dis-je d'une fois faible.
-Je vais chercher de la glace
Et Bill courut en direction des escaliers et je vis sa silhouette disparaitre en hauteur.
Tom me fixait encore et frottait toujours mon dos. Ses yeux me transperçaient.
-Bill est vraiment maladroit = )
-Et j'ai le don de me trouver au mauvais endroit au mauvais moment, ce n'est rien.
-Ca te fait très mal non ? Tu ne vas donc pas pouvoir rentrer chez toi ...
-Tom, que cache ce ton mesquin ?
-Oh rien, rien de bien méchant. Je me suis dit que ... Vu que nous ne sommes que samedi,euh ... (son visage prit ne couleur rouge jamais égalée auparavant) .. tu pourrais .. rester encore une nuit de plus ...
-Oh, c'est gentil mais je ne veux surtout pas gêner, ...
-Hééé tu ne nous gêne pas ! Bill serait ravi et si je te propose c'est que .. ça ne me dérange pas non plus.
Tom baissait la tête. On dirait un gamin. Le rouge aux joues et la tete baissée, comme si j'vais découvert une de ses bêtises. Il est vraiment mignon comme ça. Il lève alors les yeux et les plante dans les miens. Incapable de bouger, la douleur est comme stoppée. Tom enlève alors la main dans mon dos et l'approhe de mon visage. Il s'avance doucement vers moi quand ..
-J'ai été long... (Bill affichait un air gêné et surpris) oh, euh je dérange ? Désolé...
-Non Bill reviens c'est rien. Tu ne déranges pas.
-Je t'ai trouvé de la pomade aussi... Désolé je t'ai fait attendre.
-C'est rien je te dis, merci, tu es un Ange.
Bill sourit timidement l'air confus et Tom se retire dans un coin sombre de la pièce.
Je pris la glace et la pose sur mon genou. J'ai encore plus mal qu'hier mais ça ira. Je ne crierai pas devant les frères Kaulitz, ça jamais. Sauf si il y a une araignée devant moi ...
-Lynn ?
-Hum, oui ?
-Tu pensais ?
-Oui désolée...
-Des fois elle a l'air dans les nuages.
Tom sortait de son coin sombre.
-Comme si elle se déconnectait du monde, perdue dans ses pensées.
Je regardais Bill qui fixait son frère d'une manière douce mais perplexe.
-Comme si rien ne pouvait l'atteindre, perdue dans ses rêveries. Ce sont les seuls moment où elle sourit vraiment sans ton aide Bill. Les moments où elle est le plus heureuse seule. Dans son monde immaginaire, et avec toi. Se sont ses seuls sourires...
Et Tom quitta la pièce calmement, laissant derrière lui un silence pesant. Bill tourna la tête vers moi. Il cherchait à lire dans mes yeux comme il le fait souvent.
-Et il a raison.
Et le silence semblait retomber comme si chaque son prononcé par Bill annonçait la fin des paroles.
Des minutes qui me semblaient interminables passaient, je n'osais rien dire. Toujours le regard de Bill dans le mien.
-Sa déclaration m'a surpris moi aussi. Je ne savais pas qu'il t'observait tant.
Bill se leva de sa chaise et poursuivit en soupirant :
-Il cache bien son jeu, mais je ne pensais pas qu'il te montrerai a Toi et si vite cette facette de lui.Tom n'aime pas montrer ses faiblesses comme chacun de nous. Mais il déteste particulièrement cela. Je ne l'ai vu pleurer qu'une fois, une seule fois, et je suis le seul témoin. Aussi étrange que cela puisse paraître, il semble s'être attaché très rapidement à toi et semble être désemparé de ne pouvoir t'aider. De ne pas te faire sourire.
Les paroles de Bill me touchaient mais me faisaient me poser des questions. Ah, toujours et encore des questions. Vaines. Sans réponses. Pourquoi Tom se sent mal de ne pas me faire sourire ? Je ne comprends pas, je ne comprends plus... Comment lui, si sûr de lui, se rapprochet t-il de moi considérablement en une matinée ? Pourquoi me dire cela...
-Tu peux aller te doucher Lynn si tu veux, je te conduis au premier.
-Oui, merci.
Bill m'emmena jusqu'a la salle de bain, et je me douchais rapidement. Je ne me sens plus à l'aise après ce que Tom a dit. Ce serait une mauvaise idée de rester là encore une nuit de plus.
Mais je ne savais pas ce qui se passait en bas.
Bill se trouvait face à Tom dans le cadre de la porte de la cuisine.
-Tu l'aimes ?
-Et toi Tom ?
Les jumeaux se regardaient, l'air grâve et triste. Tom sourit en coin et Bill lui rendit son sourire. Tom passa le bras sur l'apaule de son frère, qui le pris dans ses bras.
Relachant l'étreinte, Bill posa son coude sur l'épaule de Tom, et le reflet de l'un brillait sur l'autre. Ils riaient.
Les doubles riaient doucement de touts ces malentendus et de ces imprévus de la vie.









One in Two
Two in One
Just a Love
Just a reality
Just empty without you
Two in One
One in Two ...




# Posté le dimanche 04 mai 2008 12:04

Modifié le dimanche 29 juin 2008 07:26